Loi Immobilier : Guide complet des règles et responsabilités

La maîtrise des aspects légaux revêt une importance cruciale dans le secteur immobilier. Explorez tout ce que vous devez savoir à ce sujet.
Modifié le
10
February 2026
Créé le
11
October 2023
Actualités immobilières

Introduction

Dans l'univers complexe de l'immobilier, la connaissance des méandres législatifs demeure une exigence impérieuse. L'essence même de la profession immobilière repose sur la navigation adroite des innombrables préceptes et régulations qui gouvernent ce domaine. À cet égard, la compréhension approfondie des lois qui régissent l'immobilier se présente comme la clef de voûte de tout professionnel du secteur. En effet, la méconnaissance ou le mépris des lois peuvent avoir des conséquences dévastatrices, tant sur la réputation des professionnels que sur la sécurité juridique de leurs transactions.

L'objectif fondamental de ce rappel réside dans la création d'un environnement propice à la confiance et à la transparence, où les acteurs immobiliers sont en mesure de naviguer avec assurance dans un paysage juridique complexe. Ceci, en veillant à ce que chaque démarche, chaque transaction, soit exécutée dans le strict respect des lois et des réglementations, garantissant ainsi une base solide pour les opérations immobilières et préservant les droits et intérêts de toutes les parties impliquées.

Ainsi, cet exposé vise à éclairer les chemins tortueux de la législation immobilière, afin de permettre aux acteurs de ce secteur de s'épanouir tout en respectant scrupuleusement le cadre réglementaire mis en place.

1. Principes fondamentaux de la législation immobilière

A. Le droit de propriété

Dans l'arsenal juridique encadrant les droits et responsabilités des propriétaires immobiliers, plusieurs dispositions légales cristallisent ces relations complexes. L'article 544 du Code civil français, par exemple, énonce le principe fondamental de la propriété : "La propriété est le droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu'on n'en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par les règlements."

Ainsi, les propriétaires jouissent d'un large éventail de droits inhérents à leur bien immobilier, y compris le droit de jouissance, de disposer, et de percevoir des revenus, tels que les loyers. Toutefois, ces droits sont assortis d'obligations légales, notamment celles dictées par le Code civil, en vertu desquelles les propriétaires sont tenus de maintenir leur bien en bon état, de veiller à la sécurité des occupants, et de respecter les règlements d'urbanisme en vigueur dans leur juridiction.

De plus, des lois spécifiques telles que la loi alur (accès au logement et urbanisme rénové) ont été mises en place pour régir les droits et devoirs des propriétaires et locataires, garantissant ainsi un équilibre entre les parties dans le cadre des locations résidentielles.

La distinction entre résidence principale et résidence secondaire repose sur l'utilisation du bien immobilier. La résidence principale est le lieu de résidence habituelle d'une personne, où elle réside pendant au moins 8 mois par an (article 2 de la loi du 6 juillet 1989). En revanche, la résidence secondaire est un bien immobilier utilisé de manière occasionnelle ou saisonnière, et connaît donc une période de vacance plus élevée. Cette distinction est importante car elle peut avoir des implications fiscales.

B. Les contrats immobiliers

L'immobilier est un domaine complexe qui repose sur une multitude de contrats et d'accords pour régir les relations entre les parties impliquées. Les contrats immobiliers sont essentiels pour encadrer les transactions de vente et de location. Voici une vue d'ensemble des principaux contrats immobiliers, y compris leurs implications légales et les dispositions pertinentes.

Les contrats en vente

  • Mandat de vente : Conformément à la loi Hoguet du 2 janvier 1970, le mandat de vente est un contrat par lequel un propriétaire confie à un professionnel de l'immobilier (agent immobilier ou mandataire) la tâche de vendre un bien immobilier. Le mandat de vente peut être rétracté dans un délai de 14 jours à compter de la signature du contrat, conformément à l'article L.221-18 du Code de la consommation. Il existe dans la loi 2 types de mandats différents : le mandat simple et le mandat exclusif, détaillés dans l’article de MeilleursBiens.
  • Mandat de recherche : Le mandat de recherche est un contrat par lequel un acquéreur mandaté engage un professionnel de l'immobilier pour trouver un bien correspondant à ses critères. Ce contrat peut être rétracté dans un délai de 14 jours à compter de la signature.

  • Compromis de vente : Le compromis de vente, également appelé promesse synallagmatique de vente, est un contrat préliminaire qui engage le vendeur et l'acheteur à conclure la vente aux termes et conditions convenus. Il est régi par l'article 1589 du Code civil. Les parties disposent d'un délai de rétractation de 10 jours à compter de la réception du compromis pour se retirer, conformément à l'article L.271-1 du Code de la construction et de l'habitation.

Les contrats en location

  • Mandat de location : Le mandat de location est un contrat par lequel un propriétaire confie à un professionnel de l'immobilier (agent immobilier ou mandataire) la recherche d'un locataire pour son bien. Ce contrat est régi par la loi Hoguet (et ses articles 6-1 et suivants). Le mandat de location peut être rétracté dans un délai de 14 jours à compter de la signature, tout comme le mandat de vente.
  • Bail : Le bail est le contrat qui régit la location d'un bien immobilier entre le propriétaire (le bailleur) et le locataire. Il définit les droits et obligations de chaque partie, y compris le montant du loyer, la durée du bail, et les conditions de résiliation. En zone tendue, le bail peut être soumis à des règles spécifiques, conformément à la loi alur de 2014. Il n'y a généralement pas de délai de rétractation pour les baux de location.
  • Acte de caution : L'acte de cautionnement est un contrat dans lequel une tierce personne (la caution) s'engage à garantir le paiement du loyer et des charges en cas de défaillance du locataire. Il est encadré par l'article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989. Il n'y a généralement pas de délai de rétractation pour les actes de cautionnement.

Ces contrats immobiliers, régis par des lois spécifiques et des articles du Code civil et du Code de la consommation, forment le socle juridique sur lequel repose le secteur immobilier en France. Le respect de ces dispositions légales est essentiel pour garantir la sécurité juridique des transactions immobilières.

C. Plan local d'urbanisme (PLU)

Le plan local d'urbanisme, communément désigné par son acronyme PLU, est un instrument fondamental de la planification urbaine en France. Ce document, élaboré à l'échelle communale ou intercommunale, régit les règles d'occupation des sols et d'aménagement du territoire dans une zone donnée. Le PLU a pour vocation de définir un zonage constructible, les espaces verts, les secteurs réservés à l'urbanisation future, et les règles spécifiques applicables à chaque zone.

Outre ces aspects, le PLU peut également comporter des dispositions particulières liées à la protection du patrimoine, à la densité de construction, aux normes environnementales, et à d'autres critères d'aménagement. Il est indispensable de consulter le PLU en vigueur dans une commune avant d'entreprendre une transaction immobilière, qu'il s'agisse d'une vente ou d'un projet de construction. En effet, le PLU détermine les droits et les contraintes associés à un bien immobilier, et il peut influencer de manière significative le processus de vente, les autorisations de construire, et la valeur d'une propriété.

2. Rappels concernant les obligations envers les clients

A. Devoirs envers les vendeurs et les acheteurs

  • Transparence dans la Communication et Devoir de Conseil

Dans le domaine de l'investissement immobilier et de l'accès au logement, les professionnels de l'immobilier sont tenus à un devoir de conseil envers leurs clients, qu'ils soient vendeurs ou acheteurs. Ce devoir implique d'informer de manière complète et honnête sur les aspects pertinents d'une transaction immobilière.

L'agent immobilier doit fournir des informations précises concernant les biens immobiliers, y compris leur état, leur historique, et toute question importante qui pourrait influencer la décision d'un client. Ils doivent également conseiller leurs clients sur les aspects juridiques, financiers et fiscaux liés à l'investissement immobilier, en veillant à ce que ces derniers comprennent pleinement les enjeux de leur décision.

  • L'Obligation de divulgation des vices cachés

L'obligation de divulgation des vices cachés est une composante essentielle de l'éthique professionnelle des agents immobiliers. Conformément à l'article 1641 du Code civil, les vendeurs et les professionnels de l'immobilier sont tenus de révéler tout défaut majeur ou vice caché affectant un Bien immobilier. Cette divulgation permet aux acheteurs de prendre des décisions éclairées et de ne pas être pris au dépourvu par des problèmes dissimulés.

Le non-respect de cette obligation peut entraîner des conséquences juridiques importantes, notamment l'annulation de la vente ou des réparations financières. Les professionnels de l'immobilier doivent donc veiller à ce que toutes les informations concernant un bien, même celles qui pourraient être préjudiciables à la vente, soient portées à la connaissance des parties.

  • Prévention des discriminations

L'accès au logement est un droit fondamental, et les professionnels de l'immobilier ont la responsabilité de garantir que ce droit est respecté pour tous, sans discrimination. L'article 225-1 du Code pénal interdit la discrimination, notamment la discrimination liée à l'origine, au sexe, à la religion, à l'orientation sexuelle, ou à tout autre critère protégé.

Les agents immobiliers doivent s'abstenir de pratiquer toute forme de discrimination dans leurs transactions immobilières. Ils doivent traiter tous les clients de manière égale, en évitant tout comportement ou toute action qui pourrait aboutir à une exclusion injuste. Cette obligation de non-discrimination est cruciale pour promouvoir l'égalité d'accès au logement et pour éviter tout préjudice à des groupes ou des individus en situation de vulnérabilité.

En résumé, les professionnels de l'immobilier ont des devoirs essentiels envers leurs clients, tant les vendeurs que les acheteurs. Ils doivent faire preuve de transparence, de conseil, et de respect des droits fondamentaux, contribuant ainsi à un marché immobilier éthique et équitable.

B. Rappels sur la Protection des Données Personnelles

La loi sur la protection des données, également connue sous le nom de RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données), constitue un pilier fondamental de la réglementation relative à la confidentialité des informations personnelles. Cette loi européenne, entrée en vigueur en mai 2018, vise à harmoniser et à renforcer la protection des données personnelles au sein de l'Union européenne. Il impose des normes strictes en matière de collecte, de traitement et de stockage des données personnelles, tout en garantissant les droits fondamentaux des individus à la vie privée et à la protection de leurs informations personnelles.

La gestion des données client et la nécessité du consentement éclairé sont des éléments cruciaux du RGPD. Les entreprises sont tenues de recueillir le consentement explicite des individus avant de collecter, de traiter ou de stocker leurs données personnelles. Ce consentement doit être libre, spécifique, éclairé et révocable à tout moment. Les entreprises doivent également veiller à ce que les données collectées soient utilisées uniquement à des fins légitimes et informer les individus de la manière dont leurs données seront traitées. La transparence et le respect des droits des individus en matière de données personnelles sont essentiels pour se conformer au RGPD.

La sécurité des informations occupe une place centrale dans le RGPD. Les responsables du traitement des données sont tenus de mettre en place des mesures de sécurité appropriées pour protéger les données personnelles contre les atteintes à leur confidentialité et à leur intégrité. En cas de violation de données susceptible d'entraîner un risque pour les droits et libertés des individus, les entreprises sont tenues de notifier l'autorité de contrôle compétente dans les 72 heures suivant la découverte de la violation. De plus, elles doivent informer les individus concernés de cette violation lorsque celle-ci présente un risque élevé pour leurs droits et libertés. La gestion proactive de la sécurité des informations est donc essentielle pour se conformer aux obligations du RGPD en matière de notification des violations de données.

3. Rappels sur les normes d'accessibilité et de sécurité

A. Accessibilité aux personnes à mobilité réduite

L'accessibilité aux personnes à mobilité réduite est un impératif dans le domaine immobilier. Elle englobe l'ensemble des dispositifs et aménagements visant à permettre l'accès et l'utilisation des bâtiments et espaces aux personnes en situation de handicap. Cela inclut la mise en place de rampes d'accès, ascenseurs aux normes, de portes suffisamment larges pour les fauteuils roulants, et des équipements sanitaires adaptés. Ces mesures visent non seulement à respecter les droits fondamentaux des personnes en situation de handicap, mais aussi à favoriser leur intégration et leur participation active à la vie sociale et professionnelle. En outre, elles contribuent à valoriser les biens immobiliers en les rendant accessibles à un public plus large, ce qui peut être un atout important dans le cadre de transactions immobilières.

B. Normes de Sécurité Incendie et d'Électricité

La sécurité dans les biens immobiliers est un aspect essentiel à prendre en compte. Les normes de sécurité incendie et électrique visent à protéger les occupants des risques potentiels. Elles incluent des mesures telles que la présence d'extincteurs, de systèmes de détection d'incendie, et le respect de normes électriques strictes pour minimiser les dangers liés à l'électricité. Il est donc important de faire réaliser les diagnostics nécessaires afin de garantir sécurité et transparence à l’acheteur. 

Par exemple, « la loi n° 2010-238 du 9 mars 2010 rend obligatoire l’installation de détecteurs de fumée dans les lieux d’habitation. Au plus tard le 8 mars 2015, tous les logements devront être équipés d'au moins un détecteur autonome avertisseur de fumée (DAAF). » selon le site de l’ANIL.

C. Responsabilité en cas de non-conformité

La non-conformité aux normes d'accessibilité et de sécurité expose les propriétaires, les gestionnaires immobiliers, et les professionnels de l'immobilier à des responsabilités légales. En cas de non-respect de ces normes, les conséquences peuvent être graves, allant de sanctions administratives à des poursuites judiciaires en cas d'accident ou de préjudice subi par des tiers. La conformité à ces normes est donc impérative pour garantir la sécurité des occupants et éviter des complications juridiques coûteuses.

4. Rappels sur les avantages fiscaux et les dispositifs de défiscalisation

A. Loi pinel

La loi pinel est un dispositif de défiscalisation visant à encourager l'investissement Locatif dans le neuf ou dans le  logement ancien rénové. Elle offre un avantage fiscal attractif aux investisseurs, en fonction de la durée de location et de la zone géographique du bien. Cette loi encourage également les travaux de rénovations pour améliorer la qualité des logements mis en location, tout en respectant le code de protection du patrimoine architectural urbain. Depuis le 1er janvier 2021, le logement qui fait l'objet d'une demande de réduction d impôt Pinel doit être situé dans un immeuble collectif : depuis cette date, les logements individuels et pavillonnaires sont exclus du dispositif. 

Il offre des avantages fiscaux aux investisseurs qui achètent un logement neuf ou en état futur d'achèvement (VEFA) pour les louer. Les investisseurs s'engagent à louer le bien pour une durée déterminée (6, 9 ou 12 ans) et bénéficient d'une Réduction d impôts sur le revenu proportionnelle au montant de leur investissement. Le dispositif Pinel favorise ainsi la construction de nouveaux logements pour répondre à la demande locative tout en offrant des incitations fiscales aux investisseurs et permet également de se constituer un patrimoine. Cependant, il impose des conditions strictes en termes de loyer et de ressources des locataires, ainsi que des plafonds de prix d'acquisition du bien immobilier.

B. Loi Malraux

La loi malraux, axée sur la préservation du patrimoine architectural urbain, permet aux investisseurs de bénéficier d'un avantage fiscal conséquent pour la restauration de biens immobiliers anciens situés dans des zones de protection du patrimoine architectural urbain. Elle vise à protéger le patrimoine culturel tout en stimulant l'investissement.

C. Autres dispositifs et régimes Fiscaux liés à l'immobilier

Outre le dispositif Pinel et la loi malraux, il existe d'autres dispositifs et régimes fiscaux associés à l'immobilier, tels que le protocole du 1% logement et les incitations à l'investissement dans l'urbanisme rénové. Ces dispositifs peuvent permettre aux investisseurs de déduire jusqu'à % 25 du coût total de l'opération de leurs impôts, favorisant ainsi l'investissement dans le logement ancien et la rénovation urbaine.

D. Autres dispositifs et régimes fiscaux liés à l'immobilier

Outre la Loi pinel et la loi malraux, il existe d'autres dispositifs et régimes Fiscaux associés à l'immobilier, tels que le protocole du 1% logement et les incitations à l'investissement dans l'urbanisme rénové. Ces dispositifs peuvent permettre à un investisseur de déduire jusqu'à %25 du coût total de l opération de leurs impôts, favorisant ainsi l'investissement dans le logement ancien et l'urbanisme rénové tout en se conformant au code de protection du patrimoine architectural urbain.

E. Nécessité de conseiller les clients en toute transparence

Dans le cadre de ces dispositifs et régimes fiscaux, il est primordial de conseiller les clients en toute transparence. Cela inclut l'explication des avantages fiscaux potentiels, des obligations liées aux travaux de rénovations, et de l'importance de respecter le code de protection du patrimoine architectural urbain. De plus, il convient de souligner la nécessité de protéger les prêt à taux zéro ptz pour optimiser l'investissement de nos clients et garantir leur sécurité financière.

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5. La décence du logement 

La décence du logement est une préoccupation centrale dans le domaine de l'immobilier, touchant directement la qualité de vie des locataires et des acheteurs potentiels. Dans cette section, nous aborderons spécifiquement la décence du logement en ce qui concerne la vente et la location de biens immobiliers, en nous concentrant sur les aspects législatifs et les responsabilités des mandataires immobiliers.

Après avoir exploré en détail les lois anti-discrimination et les conséquences légales liées à leur violation, nous nous tournons maintenant vers un autre pilier essentiel de la pratique professionnelle des mandataires immobiliers : la garantie de la décence du logement lors de la vente et de la location de biens immobiliers.

  • Définition et règlementation

La décence est évoquée dans un décret avec une entrée en vigueur en date du 30 janvier 2002, qui définit 5 critères : une surface minimale (9m2 minimum pour la pièce principale et 2m20 de hauteur sous plafond minimum), l’absence de risque pour la sécurité et la santé du locataire, l’absence d’animaux nuisibles et de parasites, une performance énergétique minimale et la mise à disposition de certains équipements.

Il y a de nombreux textes qui réglementent la notion de décence : l’article 1719 du code civil qui énonce l’obligation pour le bailleur de délivrer un logement décent au locataire ; la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 qui encadre les relations entre les bailleurs et les Locataires et liste les obligations de chacune des parties, cette loi évoque également les conditions de décence des logements Locatifs par exemple ; le décret n°2002-120 du 30 janvier 2002 qui fixe les critères de décence listés juste avant ; l’arrêté du 19 décembre 2003 qui apporte des précisions sur les normes en matière d’électricité, d’eau, de chauffage, de sécurité.

De plus, certains éléments comme le RSD, le code de la santé publique, la loi alur mais aussi de nombreuses jurisprudence (exemple avec le jugement de la Cour de Cassation, civile, chambre civile 3, 1er février 2018, 17-11.006) complètent cette longue liste de règlements qui évoquent le principe de la décence Locative. Ils permettent aux professionnels d’avoir une base légale sur laquelle s’appuyer afin de mettre en place de nouveaux moyens de lutte contre le mal logement et les marchands de sommeil.

  • Les sanctions en cas de non-respect 

En France, le non-respect du principe de décence d'un logement peut entraîner des sanctions pour le professionnel de l'immobilier et le propriétaire. Le principe de décence vise à garantir que les logements mis en location sont appropriés et sûrs pour l'occupation. Voici les sanctions potentielles en cas de non-respect de ce principe :

  • Mise en demeure par le locataire : Si le logement ne répond pas aux critères de décence, le locataire peut mettre en demeure le propriétaire ou le professionnel de l'immobilier de faire les réparations nécessaires pour rendre le logement décent. La mise en demeure doit être effectuée par écrit, et un délai raisonnable est généralement accordé pour effectuer les réparations.
  • Condamnation à des travaux de mise en conformité : Si le propriétaire ou le professionnel de l'immobilier ne prend pas les mesures nécessaires pour rendre le logement décent après avoir été mis en demeure par le locataire, le tribunal peut ordonner des travaux de mise en conformité. Les coûts de ces travaux peuvent être à la charge du propriétaire.
  • Réduction du loyer : Si le logement ne satisfait pas aux critères de décence, le locataire peut demander au tribunal une réduction du loyer rétroactive. Le tribunal peut décider de réduire le montant du loyer en fonction de la gravité des manquements.
  • Résiliation du bail : Dans les cas les plus graves, lorsque le logement est particulièrement insalubre ou dangereux, le locataire peut demander au tribunal la résiliation du bail. Le tribunal peut ordonner la résiliation du bail et accorder des dommages et intérêts au locataire.
  • Amendes administratives : Les autorités locales peuvent infliger des amendes administratives au propriétaire ou au professionnel de l'immobilier en cas de logement indécent. Le montant de l'amende varie en fonction de la gravité des manquements.
  • Sanctions professionnelles : Les professionnels de l'immobilier, tels que les agents immobiliers, peuvent être soumis à des sanctions professionnelles en cas de location de logements non décents. Cela peut inclure la suspension ou le retrait de leur licence professionnelle.

Il est important de noter que le Code de la Construction et de l'Habitation en France définit clairement les critères de décence d'un logement, notamment en ce qui concerne la sécurité, la salubrité, l'équipement, la surface habitable, et la performance énergétique. Les locataires ont le droit de vivre dans un logement décent, et les sanctions mentionnées ci-dessus visent à garantir le respect de ce droit.

Conclusion 

A l’aide de cet article, nous avons examiné les lois régissant la vente et la location de biens, les responsabilités des professionnels de l'immobilier envers leurs clients, ainsi que les normes d'accessibilité et de sécurité. Il est crucial de respecter ces réglementations pour assurer des transactions équitables et sécurisées dans le secteur immobilier.

Cependant, l'immobilier est un domaine en constante évolution, et il est important de rester informé des dernières mises à jour législatives et des tendances du marché. Avec l'émergence de nouvelles technologies, de nouvelles pratiques, et des enjeux sociétaux tels que le logement abordable et la durabilité, l'immobilier continue de grandir. Les professionnels de ce secteur et les particuliers sont appelés à s'adapter et à anticiper ces changements pour garantir la réussite de leurs projets immobiliers.

Restez donc attentifs aux développements récents dans le domaine de l'immobilier, tout en continuant à respecter les bases solides de la législation immobilière en vigueur, pour des investissements et des transactions immobilières fructueux et conformes à la loi.

FAQ
Quelles lois encadrent l’activité immobilière ?

Les lois Hoguet, ALUR, ELAN et Climat et Résilience, entre autres.

Pourquoi un mandataire doit‑il connaître ces textes ?

Pour sécuriser ses transactions et éviter les litiges avec clients.

Les obligations sont‑elles les mêmes pour tous les statuts ?

Elles varient, mais l’exigence de transparence et loyauté est commune.

Comment se tenir à jour des évolutions légales ?

Des sanctions administratives, financières ou pénales selon la gravité.

Que risque un professionnel en cas de manquement ?

Des sanctions administratives, financières ou pénales selon la gravité.

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