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Formation obligatoire des collaborateurs immobiliers : préparer le suivi sans anticiper le décret

L’avis favorable du CNTGI ne vaut pas entrée en vigueur. Distinguez les obligations existantes du projet, fiabilisez les dossiers de vos collaborateurs et préparez votre budget formation 2027 sans transformer une hypothèse en règle.
Modifié le
26
October 2026
Créé le
26
October 2026
Carrière / Formation

La formation obligatoire des collaborateurs immobiliers appelle une distinction essentielle : actualiser les compétences pendant l’exercice et justifier des conditions permettant d’exercer ne sont pas la même obligation. Pour cadrer votre organisation, repartez de la différence entre mandataire immobilier et agent immobilier, puis articulez votre suivi avec les démarches de renouvellement de la carte professionnelle.

L’actualité publiée le 22 octobre 2026 rapporte un avis favorable, assorti de demandes de modifications, rendu par le CNTGI lors de sa réunion du 21 octobre 2026. Ce vote porte sur un projet, pas sur une nouvelle obligation immédiatement applicable. Le sujet s’inscrit notamment dans le cadre de l’article 4 de la loi Hoguet sur la compétence des personnes habilitées, qu’il faut distinguer des modalités encore discutées. (journaldelagence.com)

Pour préparer vos parcours, les repères sur la formation du négociateur immobilier et les formations pour devenir agent immobilier indépendant restent utiles. Mais un parcours pertinent pour intégrer une agence ne doit pas être présenté comme conforme, par avance, au futur décret. La bonne décision consiste à documenter l’existant et à garder vos engagements futurs ajustables.

Avis du CNTGI : ce qui a changé le 21 octobre 2026

Un avis favorable, pas une version définitive

Le président du CNTGI a annoncé un avis favorable à une très large majorité, sous réserve de modifications. Sa communication précise que les ministères peuvent encore revoir le projet et que celui-ci doit être soumis au Conseil d’État. Il annonce également deux arrêtés concernant les examens de contrôle des connaissances, lorsqu’ils seront nécessaires. Certaines dispositions dépendront de ces textes complémentaires. Le calendrier d’application ne peut donc pas être déduit du seul vote. (lnkd.in)

Pour un responsable d’agence, cette étape justifie une veille et un travail préparatoire. Elle ne justifie pas de transmettre une consigne annonçant que tous les collaborateurs devront suivre, à une date déterminée, un nouveau programme déjà arrêté.

La différence est opérationnelle. Préparer un état des lieux permet de repérer des pièces manquantes, des parcours incomplets et des besoins métier. Déclarer trop tôt une nouvelle règle risque, au contraire, d’entraîner des achats mal ciblés et des messages contradictoires aux équipes.

Une information arrêtée au 23 octobre 2026

Ce décryptage distingue les règles existantes du projet annoncé, avec un état des informations au 23 octobre 2026. Il ne préjuge pas d’une publication postérieure à cette date. Pour une diffusion prévue le lundi 26 octobre, prévoyez une dernière vérification du Journal officiel avant publication.

Dans votre veille interne, conservez la même discipline : une information doit avoir une source, une date de consultation et un statut. « Projet annoncé », « texte publié » et « disposition applicable » doivent rester trois mentions différentes.

Désignez une personne pour effectuer cette qualification. Sans responsable identifié, une capture d’écran ou une présentation commerciale peut finir par tenir lieu de référence dans plusieurs agences.

Formation obligatoire des collaborateurs immobiliers : le socle actuel

Les personnes concernées par la formation continue

Le décret du 18 février 2016 relatif à la formation continue des professionnels de l’immobilier vise les titulaires de carte ou les représentants concernés des personnes morales, les responsables d’établissement désignés par le texte et les personnes habilitées, salariées ou non. Il fixe une durée de 14 heures par an ou 42 heures au cours de trois années consécutives d’exercice. Son article 3 prévoit notamment, sur trois ans, deux heures sur la non-discrimination à l’accès au logement et deux heures sur les autres règles déontologiques.

Pour commencer votre contrôle, identifiez donc les fonctions réellement exercées. Un intitulé comme « conseiller », « assistant commercial » ou « animateur » ne suffit pas à qualifier un dossier. Faites préciser les missions, le statut et l’existence d’une habilitation.

Exemple terrain : votre fichier contient trente personnes, dont des négociateurs salariés, des agents commerciaux et des fonctions support. Ne leur attribuez pas automatiquement le même parcours réglementaire. Faites d’abord valider le classement de chaque fonction, puis construisez les échéances individuelles.

Ne pas confondre volume global et contenu du parcours

Pour votre suivi, prévoyez des compteurs distincts : durée totale, thématiques particulières et période examinée. Cette présentation évite qu’un total apparemment satisfaisant masque un contenu à vérifier.

N’ajoutez pas mécaniquement des durées issues de documents hétérogènes. Une attestation peut décrire un programme complet, tandis qu’une autre ne porte que sur une séquence. Avant consolidation, rapprochez les intitulés, les dates et les justificatifs pour éviter les doublons.

La fiche officielle sur les conditions d’exercice des professionnels immobiliers permet également de distinguer le titulaire de carte, l’agent commercial et le salarié d’agence. Elle rappelle le lien entre formation continue et renouvellement des titres concernés. Utilisez-la comme point d’orientation, sans remplacer l’examen du dossier individuel.

Garder séparées compétence d’accès et actualisation des connaissances

L’article 4 de la loi Hoguet pose le principe d’une compétence professionnelle des personnes habilitées, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. Il contient aussi une disposition concernant les personnes disposant d’une habilitation à la date d’entrée en vigueur du décret auquel il renvoie. Ce mécanisme légal ne doit pas être transformé en dispense générale de toute formation. (legifrance.gouv.fr)

Dans vos fichiers, séparez dès maintenant le dossier d’exercice, le suivi de formation continue et les éléments conservés pour examiner une éventuelle évolution réglementaire. Cette séparation vous évitera de considérer une attestation ALUR comme la réponse automatique à toute future exigence.

Elle facilitera aussi les échanges avec votre conseil : la question portera sur un document précis et une situation identifiée, plutôt que sur une formule vague comme « ce collaborateur est-il à jour ? ».

Ce qu’il ne faut pas déduire du projet de décret formation immobilier

À ce stade, ne transformez pas une information de discussion en paramètre définitif de votre logiciel ou de votre budget. Le projet reste susceptible d’ajustements, comme le précise la communication du président du CNTGI. (lnkd.in)

Les éléments suivants doivent rester à confirmer dans les textes applicables :

  • les catégories de personnes effectivement concernées par chaque nouvelle disposition ;
  • les conditions de reconnaissance des diplômes, de l’expérience ou des situations antérieures ;
  • les contenus, durées et modalités d’évaluation éventuellement requis ;
  • les pièces à produire et les modalités de leur contrôle ;
  • les dates d’entrée en vigueur et les éventuelles mesures transitoires.

La prudence ne consiste pas à ignorer le dossier. Elle consiste à classer chaque information au bon niveau de certitude.

Si un organisme vous présente déjà une offre « conforme au futur décret », demandez sur quel texte publié repose cette qualification. Une réponse fondée sur une version de travail peut éclairer la discussion commerciale, mais elle ne suffit pas pour valider définitivement votre procédure.

Évitez également de demander aux collaborateurs de choisir eux-mêmes leur future catégorie. Ils peuvent transmettre leurs diplômes et leur historique ; l’interprétation réglementaire doit ensuite être conduite de façon cohérente au niveau de l’agence ou du réseau.

Organiser un état des lieux utile sans attendre

Créer une fiche par personne, pas seulement une liste de sessions

La première unité de suivi doit être le collaborateur. Une liste de formations achetées indique une dépense ; elle ne permet pas, à elle seule, de comprendre la situation de chaque personne.

Pour votre état des lieux, retenez une fiche de travail comportant :

  • l’identité, le statut, les fonctions exercées et l’établissement de rattachement ;
  • le titulaire de carte concerné et les références d’habilitation disponibles ;
  • les dates d’entrée, de changement de fonction et les échéances à examiner ;
  • les formations suivies, avec leur date, leur durée et leur thème ;
  • les justificatifs reçus, les anomalies constatées et les pièces attendues ;
  • le nom du vérificateur, la date du contrôle et la prochaine action.

Il s’agit d’une méthode de pilotage proposée, pas d’un formulaire réglementaire nouveau. Adaptez-la à votre organisation sans multiplier les données inutiles.

Ajoutez un identifiant interne stable. Le nom seul devient vite insuffisant dans un réseau comportant des homonymes, plusieurs établissements ou des changements de rattachement. Cet identifiant vous aidera aussi à rapprocher les exports de vos différents outils.

Qualifier les pièces avant de totaliser les heures

L’article 5 du décret de 2016 prévoit une attestation mentionnant les objectifs, le contenu, la durée et la date de réalisation de l’activité. L’article 6 organise la transmission des justificatifs, notamment au titulaire de carte qui a habilité la personne, après chaque formation. (legifrance.gouv.fr)

Pour votre procédure, distinguez quatre états : « annoncé », « justificatif reçu », « vérifié » et « à compléter ». Un collaborateur peut déclarer une session réellement suivie tout en ayant transmis une pièce insuffisante pour votre contrôle documentaire.

Une facture doit aller dans le dossier de dépense. Une convocation indique une inscription. Pour apprécier la réalisation et le contenu, recherchez la pièce adaptée et rapprochez-la du programme lorsque c’est nécessaire.

Ne supprimez pas la trace d’une session simplement parce que son justificatif est incomplet. Conservez son existence dans le suivi, mais ne la mélangez pas aux éléments vérifiés. Vous pourrez ainsi relancer la bonne personne sans recommencer l’enquête.

Traiter les écarts sans conclure trop vite

Une pièce manquante n’établit pas, à elle seule, que la formation n’a jamais eu lieu. Inversement, une déclaration orale ne clôt pas le contrôle. Votre organisation doit permettre de distinguer le défaut de preuve, le défaut de contenu et le besoin de formation.

Prenez un cas fictif : un conseiller déclare quatorze heures, mais seuls deux justificatifs de quatre heures sont disponibles. Inscrivez huit heures documentées et six heures à justifier, sans présenter ces dernières comme validées ou inexistantes.

Fixez ensuite une action précise : demander un duplicata à l’organisme, obtenir le programme ou faire examiner la situation. Chaque anomalie doit avoir un responsable et une date de traitement interne.

Suivi formation réseau immobilier : répartir les rôles

Un référent collecte, un responsable vérifie

Dans une petite agence, une même personne peut assurer plusieurs tâches. Même dans ce cas, distinguez les étapes : réception du document, vérification de son contenu et décision de prise en compte.

Dans un réseau, proposez une répartition simple. Le conseiller transmet ses pièces ; le référent local vérifie que le dossier est exploitable ; la fonction compétente traite les points d’interprétation. Le titulaire de carte doit disposer d’une visibilité suffisante sur les justificatifs qui lui sont destinés.

Cette répartition doit apparaître dans une courte procédure. Un document de deux pages, utilisé par tous, vaut mieux qu’un classeur très complet dont personne ne connaît la dernière version.

Prévoyez aussi un remplaçant. Si toutes les attestations arrivent dans la boîte personnelle d’un seul salarié, une absence peut interrompre les relances et rendre le dossier difficile à reconstituer.

Séparer contrôle documentaire et accompagnement pédagogique

Un dossier complet ne prouve pas que le conseiller maîtrise chaque situation métier. À l’inverse, un excellent résultat commercial ne remplace pas les justificatifs nécessaires au suivi.

Pour piloter les deux dimensions, organisez un échange distinct sur les compétences. Demandez au manager de relever des besoins observables : qualification d’un mandat, contrôle d’une annonce, explication d’une pièce ou conduite d’un rendez-vous sensible.

Ces observations alimentent le choix des formations et l’accompagnement. Elles ne doivent pas servir à fabriquer une validation réglementaire maison. Nommez clairement les supports : « grille métier interne », « attestation de formation » et « décision de vérification documentaire » ne désignent pas la même chose.

Prévoir les changements de structure

Lorsqu’un collaborateur arrive, demandez son historique suffisamment tôt pour pouvoir l’examiner. Évitez de reconstruire sa situation au moment où une échéance devient urgente.

Pour votre processus d’intégration, prévoyez un entretien documentaire court. Le conseiller explique son parcours ; le référent recense les pièces disponibles ; les points à confirmer sont adressés au bon interlocuteur. Ne concluez pas à une future reconnaissance sur la seule ancienneté annoncée.

Au départ d’une personne, organisez également la clôture : documents reçus, vérifications réalisées, points restés ouverts et suppression des accès devenus inutiles. Une procédure de sortie propre évite de laisser des dossiers nominatifs accessibles à toute l’équipe.

Préparer le budget formation 2027 sans acheter une obligation hypothétique

Construire trois enveloppes séparées

Pour votre budget, proposez trois postes : les besoins liés aux règles actuelles, les compétences métier prioritaires et une réserve d’adaptation réglementaire. Cette présentation distingue les dépenses justifiées aujourd’hui de celles qui dépendront d’un texte futur.

La réserve n’a pas besoin d’être immédiatement engagée. Vous pouvez demander des devis, comparer des formats et examiner les conditions de report sans promettre à un prestataire un volume définitif de participants.

Raisonnez aussi en disponibilité. Une formation représente un coût d’achat, mais également du temps d’organisation, de participation et de suivi. Prévoir ces temps dans les plannings réduit le risque d’annulations de dernière minute.

Pour les équipes mixtes, séparez les hypothèses par statut et par payeur. Ne présentez pas une aide ou une prise en charge comme acquise avant l’examen des conditions applicables au dossier concerné.

Chiffrer les scénarios sans les annoncer comme la loi

Exemple de simulation interne : pour douze personnes, une journée de sept heures représente quatre-vingt-quatre heures de participation cumulées. Ce calcul sert à anticiper la capacité de l’équipe ; il ne décrit pas une durée imposée par le futur décret.

Faites apparaître cette mention directement sur vos documents de travail : « hypothèse budgétaire, à réviser après publication ». Elle empêchera qu’une projection préparée pour la direction soit ensuite reprise comme une instruction réglementaire.

Vous pouvez comparer plusieurs organisations : sessions communes, groupes successifs ou parcours différenciés. Évaluez leur effet sur les permanences et les rendez-vous avant de choisir un calendrier.

Ne cherchez pas encore le scénario parfait. L’objectif est de savoir quelles décisions peuvent être prises maintenant et lesquelles doivent rester réversibles.

Interroger les organismes sur des preuves concrètes

Avant de commander, demandez le programme, les objectifs, les modalités de participation, les documents remis et les conditions commerciales. Faites préciser ce qui relève d’un service déjà disponible et ce qui dépend d’une évolution réglementaire.

Demandez également un exemple anonymisé du justificatif délivré. Vous pourrez vérifier sa lisibilité et prévoir son intégration à votre suivi, plutôt que découvrir après la session qu’une information manque.

Si l’offre comporte une évaluation interne, faites préciser son rôle. Elle peut être utile pédagogiquement ; ne la présentez pas comme l’examen réglementaire futur sans fondement vérifié.

Enfin, gardez une trace de la version de l’offre retenue. Une page commerciale modifiée plusieurs semaines plus tard ne doit pas devenir votre seul moyen de retrouver les engagements initialement convenus.

Conserver les justificatifs sans créer un dossier incontrôlable

Un classement stable et des accès adaptés

Adoptez une convention de nommage commune : identifiant du collaborateur, date de session, organisme et thème. Conservez le document source et, si nécessaire, une copie de travail clairement identifiée.

Évitez les dossiers intitulés « attestations diverses » ou les pièces uniquement présentes dans une messagerie. Votre test pratique doit être simple : une autre personne autorisée peut-elle retrouver le bon justificatif sans appeler son destinataire initial ?

Pour les accès, appuyez votre procédure sur les règles de la CNIL relatives à la gestion du personnel. Le dossier de formation doit être accessible aux personnes qui en ont besoin pour leurs missions, pas diffusé à l’ensemble du réseau.

Proposez un accès individuel au conseiller pour consulter les pièces qui le concernent et signaler une erreur. Cela facilite la correction d’un rattachement ou d’une date sans ouvrir les dossiers des autres collaborateurs.

Définir une conservation justifiée

La CNIL rappelle que les données personnelles ne peuvent pas être conservées indéfiniment. La durée doit être déterminée selon la finalité et les règles applicables ; l’archivage intermédiaire doit également être justifié. Il n’est donc pas pertinent de décider, par défaut, que toutes les attestations de tous les anciens collaborateurs resteront accessibles sans limite. (cnil.fr)

Faites définir votre politique de conservation en tenant compte de votre situation, des besoins de preuve et des obligations pertinentes. Distinguez les dossiers utilisés au quotidien des archives dont l’accès doit être plus restreint.

Prévoyez enfin une revue périodique des habilitations informatiques. Une bonne durée de conservation ne compense pas des droits d’accès devenus excessifs après un changement de fonction.

Votre plan de préparation sur trente jours

Ce calendrier est une proposition d’organisation interne, pas une échéance réglementaire. Il vise à obtenir une situation exploitable sans attendre de connaître le texte définitif.

  • Première semaine : désigner le référent, recenser les fonctions et identifier les dossiers disponibles.
  • Deuxième semaine : collecter les justificatifs, relever les doublons et envoyer les demandes de compléments.
  • Troisième semaine : vérifier les pièces, faire examiner les situations particulières et prioriser les besoins actuels.
  • Quatrième semaine : présenter le budget 2027, tester la recherche documentaire et arrêter une procédure de veille.

Pour mesurer l’avancement, privilégiez quelques indicateurs internes : part des dossiers examinés, nombre de pièces attendues, anomalies sans responsable et temps nécessaire pour retrouver une attestation. Ne réduisez pas le pilotage au nombre de formations achetées.

Faites ensuite un test sur trois profils différents : un salarié expérimenté, un agent commercial récemment arrivé et un responsable d’établissement. Si votre méthode ne permet pas de comprendre leur situation sans reconstituer tout leur parcours oralement, simplifiez les fiches ou complétez les informations utiles.

Gardez un compte rendu des arbitrages. Il doit indiquer ce qui est vérifié, ce qui reste en attente et ce qui devra être réexaminé après publication. Cette trace sera plus utile qu’un indicateur global « conforme » impossible à expliquer.

À la publication des textes, vérifier avant de déployer

Préparez dès maintenant une grille de lecture pour le jour où les textes seront disponibles : personnes concernées, dispositions transitoires, justificatifs, évaluations, dates et dépendance à d’autres textes. Faites examiner cette grille avant de modifier vos parcours et vos conditions d’intégration.

Conservez également la version précédente de votre procédure. Vous pourrez expliquer pourquoi une règle interne a changé et à partir de quand elle a été appliquée.

La communication aux équipes doit distinguer trois messages : ce qui continue de s’appliquer, ce qui change réellement et ce qui nécessite une instruction complémentaire. Une consigne courte et datée évitera que chaque agence interprète différemment la même actualité.

La bonne anticipation consiste à rendre les dossiers lisibles, pas à inventer le décret à venir. L’avis du CNTGI constitue un signal pour organiser la préparation. Votre priorité immédiate reste un suivi fiable, des justificatifs retrouvables, des responsabilités claires et un budget capable de s’adapter.

FAQ
L’avis favorable du CNTGI rend-il immédiatement obligatoire une nouvelle formation ?

Non. L’avis rendu le 21 octobre 2026 est consultatif et porte sur un projet encore susceptible d’évoluer. Il ne suffit pas à déclencher de nouvelles obligations. Il faut vérifier les textes définitifs, leurs dates d’application et les éventuelles dispositions transitoires.

Quelle formation continue s’applique actuellement aux collaborateurs immobiliers habilités ?

Le décret de 2016 prévoit 14 heures par an ou 42 heures sur trois années consécutives d’exercice. Sur trois ans, le parcours comprend au moins deux heures sur la non-discrimination à l’accès au logement et deux heures sur les autres règles déontologiques.

Quels justificatifs demander après une formation immobilière ?

Demandez l’attestation délivrée par l’organisme, avec les objectifs, le contenu, la durée et la date de réalisation. Rapprochez-la du dossier individuel et faites vérifier les informations. Une facture ou une inscription ne remplace pas ce justificatif de formation.

Comment préparer le budget formation 2027 sans anticiper le décret ?

Séparez les besoins liés aux obligations actuelles, les compétences métier prioritaires et une réserve d’adaptation. Demandez des devis ajustables sans présenter les hypothèses comme la loi. Validez les dépenses nouvelles après examen des textes effectivement applicables.

Comment organiser le suivi des formations dans un réseau immobilier ?

Créez une fiche par collaborateur avec son statut, ses fonctions, ses formations et les justificatifs disponibles. Désignez les responsables de collecte et de vérification. Séparez les pièces reçues des pièces vérifiées, puis prévoyez des relances et des accès adaptés.

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